L'histoire se termine finalement bien pour le quadruple vainqueur du championnat de ChampCar, lui qui l'an passé, pour sa première saison, avait réussi à empocher quatre points.
« L'hiver a été très long mais l'attente est enfin terminée, se réjouit Sébastien Bourdais.
Je suis vraiment enthousiaste à l'idée de disputer ma deuxième saison avec la Scuderia Toro Rosso. Je voudrais remercier Red Bull et Dietrich Mateschitz pour cette opportunité de poursuivre avec une équipe qui a fait tant de progrès. » Sans rancune dans le texte.
Signera, signera pas ? La prolongation de contrat de Sébastien Bourdais au sein de l'écurie italienne Toro Rosso aura constitué l'un des feuilletons de l'hiver de la Formule 1. Le Sarthois, après une saison en dents de scie, s'était vu proposer quelques essais à la fin de l'année 2008. Puis plus rien. Silence radio et coulisses agitées. Une sorte de match à trois avec le Japonais Sato et le Brésilien Senna faisait les choux gras des rumeurs.
Au gré de l'hiver, Gerhard Berger, copropriétaire de l'écurie basée à Faenza, cédait ses parts au milliardaire autrichien Mateschitz, le patron de Red Bull. La cote de Bourdais avait soudainement baissé. Il était aussi question d'amener un joli petit pécule pour monter dans le deuxième baquet de la monoplace à moteur Ferrari, aux côtés du Suisse Sebastien Buemi confirmé durant les fêtes de fin d'année. Nicolas Todt, son agent, y travaillait. Drôle de scénario. Pas celui dont avait rêvé Sébastien Bourdais. Finalement, la porte s'est de nouveau ouverte et il a saisi l'occasion. Il a l'expérience pour lui, même si la reconnaissance est tardive.
Le coup d'envoi de la saison est prévu le 29 mars prochain à Melbourne. D'ici là, Sébastien Bourdais va devoir mettre à profit les cinq semaines de séances d'essais privés avant de rejoindre l'Australie.