Lors de la conférence de presse qui a suivi sa défaite du 1er tour face à Mikhail Youzhny (6-3, 6-4), Arnaud Clément a reconnu qu'on lui avait déjà proposé de l'argent pour laisser filer un match. «Cela m'est arrivé, je ne dirai pas où et dans quelles circonstances. J'ai trouvé cela très grave. Cela fait dix ans que je joue au tennis, cela m'est arrivé une fois. (...) Ce qui est très grave, c'est la démarche. J'espère qu'aucun joueur n'a accepté ce genre de choses.» Et l'Aixois a immédiatement dégainé sur les sanctions : «Il faut réagir très vite et mettre tous les moyens en oeuvre. S'il y a des preuves qu'un joueur a truqué un match, les sanctions doivent être très violentes, il faut aller jusqu'à exclure ce joueur du circuit à vie. Il n'y a rien de plus grave pour notre sport.»
Plus tôt dans la journée, Jean-François Vilotte, le directeur général de la FFT, avait précisé les mesures prises afin de veiller au bon déroulement de la compétition à Bercy. «Nous voulons d'abord avoir une bonne connaissance des volumes des paris, des matches qui font l'objet de paris et de cotations. C'est une information que nous collectons grâce à un partenariat avec le réseau des loteries européennes et de l'ATP. Et nous avons nous-mêmes mis en place un système de veille informatique» a expliqué Vilotte. «Deuxièmement, tous les matches sont enregistrés et analysés. Enfin, lorsqu'on a ces deux informations qui convergent, il faut passer la main aux services officiels de police, les seuls à être capables de mettre en oeuvre un certain nombre de dispositifs d'investigation» a précisé Vilotte. Ces mesures pourraient être reconduites lors du prochain Roland-Garros.
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